INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC LE PRESIDENT PRACHANDA
De quelle façon évaluez-vous le
positionnement en cours de la Révolution de Nouvelle Démocratie ?Et
pouvez-vous évoquer aujourd’hui quelques uns des vos succès principaux et quels
sont les problèmes que le Parti va devoir affronter ?
La révolution démocratique népalaise, qui est partie
intégrante de la révolution mondiale, a aujourd’hui atteint un moment crucial
de son développement. La puissante Guerre Populaire, qui progresse depuis sept
ans dans l’objectif de réaliser la Révolution de Nouvelle Démocratie contre le
féodalisme, a maintenant atteint un niveau où elle entre directement en conflit
avec l’impérialisme mondial. Aujourd’hui les meneurs du monde impérialiste qui
rejouent la ritournelle du « parlementarisme démocratique » se
rangent ouvertement du côté des forces corrompues de la dictature féodale en
charge pour lutter contre la Révolution Népalaise de Nouvelle Démocratie,
révolution qui a une fois de plus confirmé la thèse et conclusion scientifique du
camarade Lénine sur l’ère spécifique de l’impérialisme et de la révolution
prolétarienne. Le niveau atteint aujourd’hui par la Révolution de Nouvelle
Démocratie au Népal et les objectifs qu’elle s’est fixés la font entrer en
confrontation directe avec l’impérialisme mondiale.
La nouvelle dynamique libérée au cours du processus
de synthèse de l’expérience acquise avec l’application créative de la
toute-puissante vérité du marxisme-léninisme-maoïsme dans le contexte de la
Révolution Démocratique Népalaise, synthèse effectuée lors de l’historique
Seconde Conférence Nationale du Parti, a donné un élan qualitatif à la Guerre
Populaire à la fois sur le plan politique et sur le plan militaire. Le monde
entier est témoin du processus de bouleversement de la société népalaise et des
victoires de la puissante guerre populaire depuis un an et demi. La formation
de l’Armée Populaire de Libération avec une formation militaire du niveau de la
brigade, et celle de l’ « Etat démocratique central orienté vers un
« Conseil de l’Unité révolutionnaire du Peuple » sous la direction de
notre Parti parfaitement conscient de son rôle au service de la révolution
mondiale du 21ème siècle, a détruit et pris les quartiers généraux de districts
de l’ennemi et mené d’une façon satisfaisante des actions militaires à travers
tout le pays, réalisations qui conduisent au développement de quelques unes des
caractéristique spécifiques de la Guerre Populaire dans un contexte général de guerre. Le « Conseil du
Peuple » représentant un large front uni de toutes les classes,
nationalités, régions et sexe opprimés par le féodalisme et l’impérialisme. Le
Conseil qui représente la manifestation politique d’un nouveau Népal
démocratique, est en train de jouer son rôle qui est de préparer une insurrection
de masse.
Conformément à la loi de la révolution, qui veut que
la révolution engendre une très forte contre-révolution, le plus grand danger à
affronter pour la révolution démocratique népalaise sera de contrer
l’intervention impérialiste. La révolution népalaise est à l’avant-poste de la
révolution prolétarienne mondiale; et elle est en train de se préparer à lancer
la contre-offensive à partir de sa position d’équilibre stratégique Ce défi ne
s’adresse pas seulement au prolétariat et au peuple népalais mais à tous les
peuples du monde et aux masses laborieuses tout entières. Et seule la
résistance des peuples dans le monde entier peut relever un tel défi. Parce
qu’il fait partie du détachement armé du prolétariat international, notre Parti
est prêt à assumer son rôle jusqu’au bout un détermination et une volonté sans
faille.
Que pensez-vous du coup récent de la
contre-révolution ? Quels sont vos plans pour le contre-carrer?
Le coup réactionnaire monté par l’assassin féodal et
médiéval Gyanendra Shah sous la direction et et avec l’appui de l’impérialisme
américain et des forces expansionnistes indiennes, n’est en réalité que le
reflet du stade ultime de désespoir qu’il a atteint, et témoigne de l’avancée
de la guerre du peuple et de sa glorieuse victoire. Pour quiconque ayant étudié
le processus de guerre de classe au Népal et l’avancée de la guerre populaire,
cet incident n‘a rien de surprenant et ne peut pas le tromper. L’Etat féodal
qui a pour base l’alliance indigne entre le féodalisme et l’impérialisme, a
commencé à s’isoler des masses. Elle est au bord de l’effondrement à cause de
l’avancée de la Guerre Populaire, et, en s’engageant sur cette voie ouvertement
réactionnaire et fasciste, elle a en fin de compte signé son propre arrêt de
mort. En prenant le parti de la clique Gyanendra qui est aux yeux de tous une
bande de contrebandiers fratricides et auteurs de génocides, Bush, Blair et
Bajpai ont arraché leur soi-disant masque démocratique et révélé aux yeux de
tout le peuple népalais leur véritable caractère fasciste. Ce coup
réactionnaire, qui vient de est remonter à la surface, est le résultat de
l’abominable massacre programmé de la famille royale. Parce que notre Parti a
depuis le début été capable d’en apprécier correctement les conséquence, les masses
dans leur ensemble ne se sont bercées d’aucune illusion là-dessus, et elles
nourrissent même une grande colère et une haine profonde à l’encontre de la
clique des pro-Gyanendra.
L’incident négatif a donné à notre Parti l’occasion
de transformer en rôle positif c’est à dire de rassembler une alliance plus
larde des forces démocratiques, de mobiliser l’opinion internationale et
surtout de préparer l’insurrection de masse au moyen de la Guerre Populaire.
Nous combattrons la contre-révolution en planifiant l’attaque contre l’ennemi
sur une plus grande échelle et sur deux fronts, politique et militaire. Nous
sommes parfaitement conscients que derrière cette initiative réactionnaire
prise par Gyanendra Shah, c’est une conspiration de l’interventionnisme américain
et principalement de la force militaire indienne, pour massacrer les masses
népalaises. Etant donné l’importance de la position géopolitique et stratégique
du Népal, l’impérialisme américain veut placer des bases militaires en Asie du
Sud pour encercler sa rivale, la Chine. C’est dans le cadre de ce plan
stratégique que l’impérialisme américain veut utiliser Gyanendra Shah comme il
a utilisé Pinochet, Suharto et Jigme. Le peuple du Népal et les autres peuples
du Sud asiatique, ne toléreront jamais l’intrusion des impérialistes, qui se
sont laissés complètement engluer dans la résistance populaire. Et en fin de
compte ils n’ont réussi qu’à soulever une pierre pour se la laisser retomber
sur les pieds.
La mobilisation de l’armée royale réactionnaire contre
la Guerre Populaire révolutionnaire dure maintenant depuis un an; quels sont
les principales réussites sur le front
militaire aujourd’hui et quels sont les nouveaux défis à relever ?
Au Népal, le du palais royal féodal a été
utilisé comme chien courant, et l »’armée royale » depuis des
centaines d’années sert de grand spectre pour terroriser les masses népalaises.
Devant la mobilisation de cette soi-disant armée sur son propre sol, les
éléments féodaux se sont vantés d’en finir avec la Guerre Populaire en 20 ou 30
jours de mobilisation pour terroriser les masses. Mais les évènements au bout
de neuf mois d’état d’urgence et d’un an de mobilisation militaire ont montré
tout le contraire de ce que les éléments féodaux avaient attendu et prévu. Sur
tous les fronts de la guerre, l’Armée Populaire et l’Armée Populaire de
Libération se sont montrées invincibles à cause de leur sens de l’engagement,
de leur conscience élevée, de leur total dévouement et de leur esprit de
sacrifice. Alors que dans l’autre camp, les défaites continuelles et
humiliantes ont fait passer « l’Armée Royale » de l’euphorie initiale
à la déconfiture totale. A partir de la prise de la caserne de Dang et des
quartiers généraux de districts de Shyangja et Solu et après les attaques
massives sur ceux d’Acham, de Mangalsen, Satbaria et Lamahi à Dang, après la
fameuse défaite de trois compagnies dans la guerre de mouvement à Lisne de
Rolpa en plein jour, une attaque contre le camp de base de Gam de Rolpa, Khara,
de Rukum et les attaques massives à Damachour de Salyan, Lamki de Kailali, sans
compter d’innombrables embuscades, un raid à Barpackà Gorkha et des embuscades
réussies à Chitwan, Dhading, Tanahu et dans d’autres districts, des sabotages
continus, des raids et liquidations menées à Katmandou, également dans le
secteur oriental , les attaques du Bhakundevesi, attaque sur Bhiman de
Sindhuli, Sandhikharka d’Argha et Makwanpur, l’attaque sur Chainpur, Sarlahi
(dans la région de Tarai), Panchthar; et plus tard une attaque sur Bhiman de
Sindhuli, Sandhikharka d’Argha et Makwanpur, Siraha et Surkhet, sans compter
les innombrables et grandes actions militaires de toutes sortes à travers tout
le pays après la promulgation ‘un soit-disant état d’urgence; Tout cela
démontre amplement la supériorité de l’Armée Populaire de Libération sur
l’armée royale. Lors de chacune de ces grandes opérations, l’Armée Populaire de
Libération a payé le prix du sang et réussi à s’emparer de nombreuses armes
modernes et de munitions.
Aujourd’hui, un an plus tard, les commandants de
l’armée royale reconnaissent eux-mêmes leur défaite et ils perdent confiance.
Parce qu’ils n’inspirent plus la peur au sein des masses népalaises et qu’ils
ne peuvent plus les contrôler par la mobilisation de l’armée royale, les
réactionnaires sont désormais ouvertement mis au défi de faire intervenir les
armées américaines, britanniques et indiennes pour combattre les masses
népalaises.
Les
classes dirigeantes elles-mêmes ont admis que la plus grande partie du
territoire du pays à part la capitale et les quartiers généraux de district
sont sous le contrôle des révolutionnaires. Que concluez-vous de votre
expérience du pouvoir populaire dans ces régions ?
En corrélation avec le déclenchement
historique de la Guerre Populaire, le Parti porté une attention certaine au
développement planifié des trois instruments de la révolution
démocratique ; Au moment où la Guerre Populaire venait d’entrer ou allait
entrer dans sa deuxième année, on pouvait une situation de vide du pouvoir dans
les mécanismes locaux de fonctionnement de l’Etat dans d’importantes zones de
combat (où le Parti avait déjà déclenché la lutte de classe en milieu rural
beaucoup plus tôt). Depuis cette époque le Parti a développé des plans initiaux
pour organiser le pouvoir populaire local, et même de former des
« Conseils Populaires » au niveau central. C’est un fait
qu’aujourd’hui toutes les zones rurales du pays sont en train de passer sous le
contrôle direct ou indirect des révolutionnaires. Le Parti est à présent en
train de porter une attention toute particulière au bon fonctionnement et à
l’efficacité du pouvoir démocratique d’Etat dans divers départements dans les
zones principales de bases, et aussi à la préparation de l’insurrection par une
intervention politique constante au niveau central et des grèves dans tout le
pays. En réalité, aujourd’hui excepté dans la capitale et dans les quartiers
généraux la capitale et dans les districts, l’ennemi est forcé de recourir à
des tactiques de la lutte clandestine et de la guérilla pour lutter contre la
Guerre Populaire en zone rurale.
Mais
comme l’ennemi se prépare en ce moment à porter de plus grands coups dans les
zones rurales avec l’aide des impérialistes et que de petites attaques sont
mises sur pied, l’organisation de la
guerre et la destruction de l’ancien système gardent le premier rôle, et
en conséquence, la situation de tous les pouvoirs locaux du peuple reste une
situation de simili état de guerre. Au cours d’une intense guerre civile, un
processus de pouvoir populaire se met en place, est en cours d’édification, est
détruit et réorganisé à un niveau plus élevé. Imaginer que le pouvoir populaire
puisse s’exercer
On
voit que le Parti parle continuellement de négociations et semble en attendre
une solution à minima Pouvez-vous éclairer la communauté révolutionnaire
internationale sur ce sujet ? .
Il
est vrai que notre Parti a posé la question des négociations dans la
perspective d’obtenir une solution à minima. Cela fait partie de notre juste
tactique politique depuis le début. C’est aussi un fait que l’année dernière
notre parti a entamé un dialogue en trois reprises avec l’ennemi. L’ennemi n’a
avancé aucune solution politique qui aille dans ce sens. Il en a résulté que
notre Parti a dû porter ses attaques à un niveau supérieur après s’être
expliqué devant les masses sans rien leur cacher sur le sujet. Même aujourd’hui
nous avons laissé la porte ouverte au dialogue en tenant compte des intérêts du
peuple et en vue d’une solution politique progressiste. Cette expérience a prouvé
que cette tactique politique a été un succès dans la mesure où elle a attiré
vers nous une partie de la moyenne bourgeoisie et a isolé l’ennemi. Elle a
aussi contribué à faire progresser la Guerre Populaire et lui faire franchir
une à une des étapes successives. Cela ne signifie pas, et ne peut pas
signifier, que tout le monde doive tout le temps recourir à la négociation
comme tactique. Quand devons-nous appeler au dialogue et quand devons-nous nous
y refuser dépend de l’analyse concrète de la situation concrète du pays. Si
quelqu’un pense que la tactique de négociation et d’accord menés par notre
Parti signifie donner une La vérité c’est que nous avons inlassablement
condamné et démasqué toute négociation pour la négociation et toute négociation
contraire aux intérêts du peuple.
Il
est important d’expliquer clairement que sur la base de l’analyse de la
situation actuelle sur le plan international et national, notre Parti est prêt
au dialogue à propos de l’élection d’une assemblée constituante, et de l’institutionnalisation
d’un Etat républicain. Au cas où un gouvernement intérimaire serait constitué
dans cette perspective, nous pourrions y participer. Il est probable que la
communauté révolutionnaire internationale ait d’autres questions à nous poser
sur notre tactique politique concernant « un gouvernement
intérimaire », « une assemblée constituante » et « une
institutionnalisation de la république ". Nous sommes certains que
cette tactique révolutionnaire est conforme à l’idéologie de base du
marxisme-léninisme-maoïsme, qu’elle est adéquate à la situation spécifique
actuelle du rapport de force international et qu’elle répond aux exigences de
la guerre de classe au Népal. Il n’est pas possible ici, dans une courte
interview, de faire une longue analyse de cette tactique. Nous voulons informer
la communauté révolutionnaire internationale qu’aucun développement
révolutionnaire dans un pays ne prend un chemin simple et rectiligne, et c’est
ainsi que progresse la guerre au Népal et que nous relevons les défis de son
application créative et de son développement au 21ème siècle, animés
par une par l’entière confiance que nous avons dans notre classe et notre
idéologie. Faire face à ce défi n’est pas aussi simple et rectiligne
qu’expliquer la ligne générale de l’idéologie C’est au contraire une question
compliquée, qui nous oblige à plonger dans le brasier de la lutte de classe
internationale et nationale d’aujourd’hui. Pour cela, un effort commun de la
classe prolétarienne international est plus que nécessaire.
A
cause probablement de la situation géopolitique particulière du Népal,
l’avancée continue de la révolution démocratique népalaise vers la victoire
totale semble susciter un vaste émoi au sein des classes dirigeantes
réactionnaires internationales. Comment pensez-vous faire face à l’éventualité
d’une intervention étrangère ? En particulier comment voyez-vous le
maintien de vos relations avec les deux pays géants voisins.
La principale raison de la tension et de
l’émoi au sein des classes dirigeantes du monde impérialiste n’est pas la
position géopolitique spécifique du Népal, mais plutôt l’idéologie qui applique
le marxisme-léninisme-maoïsme de façon créative pour développer la guerre
populaire et représente une forme avancée de la révolution prolétarienne au 21ème
siècle La raison de leur peur si intense est qu’ils savent que le système
impérialiste mondial est moribond, qu’il est confronté à des crises dans toutes
les directions, qu’il sera englouti dans les flammes une fois que la révolution
aura triomphé au Népal. Il est certain qu’à cause de l’importance du second
aspect, c’est à dire le développement de la révolution dans le contexte
géopolitique spécifique du Népal, leur peur n’a pu que croître.
Le
Népal se situe géographiquement au milieu d’une population de deux milliards et
demi de gens dans deux pays géants, l’Inde et la Chine. Tant du point
géographique que du point de vue historique, il n’y a pas de danger pour le
moment en provenance des dirigeants chinois. Au Népal il y a toujours eu des
interventions directes des dirigeants expansionnistes indiens. Il y a à l’heure
actuelle dans la nouvelle situation, un danger direct d’intervention militaire
indienne sous la direction de l’impérialisme américain. Il y a eu toujours eu
des interventions militaires indiennes indirectes au Népal. . Gyanendra Shabi a
trahi la nation avec sa volonté de faire du Népal un Bhoutan et de se
transformé lui-même en Jigme ; il a déjà trahi des intérêts nationaux en
invitant les militaires indiens à intervenir contre la révolution népalaise..
La contradiction avec la Chine, l’acuité du problème arabe et du Moyen-Orient
et le développement du mouvement de libération démocratique et national en Inde
et aussi le nombre croissant de masses indiennes qui soutiennent la révolution démocratique
au Népal, les forcent les réactionnaires étrangers à intervenir d’une
manière indirecte jusqu’à maintenant.
Il est clair qu’à n’importe quel moment une intervention directe point à
l’horizon.
Au
moment où se fera une telle intervention dans la Guerre Populaire népalaise,
cette dernière se transformera en guerre de libération nationale. Utilisant les
contradictions entre les diverses forces réactionnaires étrangères, le Parti
prendra fermement la direction de la lutte de libération nationale. De cette
situation négative, naîtra un résultat positif avec l’arrivée d’une nouvelle
vague de lutte en Inde et dans le Sud asiatique contre l’intervention
militaire. Et en plus les révolutionnaires communistes trouveront là une
occasion pour mobiliser les masses du monde entier contre une telle
intervention impérialiste. Il est certain qu’au cours de ce processus, les
masses népalaises auront à faire preuve
d’un engagement, d’un dévouement encore plus profonds et accepter des
sacrifices encore plus grands. Mais à la fin, les masses népalaises et la
Guerre Populaire triompheront.. Cette victoire, qui recevra l’aide et l’appui
des peuples du Sud-asiatique et du monde, jouera un grand rôle historique dans
la révolution mondiale qui avance.
On
constate que le Parti reconnaît que le destin de la révolution népalaise
est profondément entrelacé avec le processus révolutionnaire en Asie du Sud.
Pourriez-vous dans ce contexte nous présenter la pertinence et de l’importance
du CCOMPSA ?
Le
document présenté lors de la 2ème Conférence Nationale historique de
notre Parti s’est a s’est a longuement
étudié la situation spécifique du Sud asiatique et la nécessité de forger
l’unité contre les révolutionnaires de la région. En fait, aujourd’hui le Sud
est devenu une sorte d’œil du cyclone de la révolution mondiale. Dans une telle
situation nous avons considéré la formation du CCOMPOSA comme une initiative
positive importante avec des incidences importantes à long terme. La CCOMPSA
jouera un grand rôle en tant que coordinateur, apportant son soutien aux
processus révolutionnaires dans chaque pays en luttant contre l’expansionnisme
indien, commun ennemi des masses de toute la région. Pour porter le niveau de
la lutte plus haut, tous les révolutionnaires communistes de la région devront
travailler encore plus intensément.. Nous avons sans aucun doute accordé une
grande importance à cette initiative parce que nous reconnaissons très
sincèrement que le destin de la révolution népalaise a une relation spécifique
avec l’avancée du processus révolutionnaire dans la révolution du Sud
asiatique.
Il
a été dit que le Parti donne un rôle de première importance au RIM. Quelle est
l’ appréciation ’du Parti quant à l’avenir du RIM ?
Le Parti, l’Armée Populaire de Libération et
le peuple népalais éprouvent un grand respect à l’égard du RIM, non pas parce
que notre Parti est lui-même membre responsable du RIM, mais à cause de l’aide
idéologique et autre qu’il a apporté à la Guerre Populaire népalaise dans sa
période de préparation, d’initiation et dans son processus d’avancement.
L’avenir du RIM, qui c’est d’aller de l’avant en vue de la formation d’une
véritable nouvelle internationale afin d’aider au progrès de la révolution
mondiale sous commandement idéologique du m-l-m, et cet avenir est radieux.
Dans l’unité, nous devons réussir. A l’heure actuelle il existe de nombreuses
organisations dans le Sud asiatique et dans le monde qui ne sont pas encore
organisées dans le MRI qui se développe en tant qu’organisation internationale
basée sur une idéologie clairement définie. Nous sommes certains que le MRI ira
encore plus avant dans la coordination de tous les révolutionnaires dans le
monde, et qu’il apprendra ainsi auprès de chacun des mouvement révolutionnaire
dans chaque pays et contribuera à faire progresser chaque mouvement
révolutionnaire de chaque pays vers un meilleur niveau de conscience dans la
classe prolétarienne dans le monde. Au cours de ce grand processus historique
notre Parti fait tout son possible pour assumer correctement sa part de
responsabilité et elle continuera à le faire. Il va de soi que conformément aux
lois de la science, le développement du MRI s’est fait à cours d’une lutte très
intense contre les déviations non-prolétariennes de droite et de gauche, et que
ce n’est pas fini.
Par
l’intermédiaire de cette revue, pourriez-vous dire quelques mots à
l’intention de la Communauté révolutionnaire internationale ?
Aujourd’hui, la Guerre Populaire au Népal a
atteint un point absolument crucial de son développement. Pour vaincre ce front
d’une armée internationale du prolétariat, les dirigeants du monde impérialiste
lancent contre lui une attaque multiforme et se préparent à une intervention
militaire directe. A ce point critique, en tant que commandant du front
népalais de l’Armée internationale du prolétariat. je suis à l’avant garde de
la protestation de la communauté révolutionnaire mondiale, chacune selon ses
forces et ses possibilités, contre l’intervention impérialiste au Népal.